Stany Delayre, un bergeracois champion d’Europe d’aviron

13 / 10 / 2013

Un mois avant les championnats du monde d’aviron en Corée, nous avons choisi de vous présenter un rameur périgordin, partenaire Vinta-Quatre : Stany Delayre, bergeracois au palmarès impressionnant dans sa spécialité.

Interview Stany Delayre

cro_medaille_500.jpgVQ : Bonjour Stany. Ces derniers temps, il ne se passe pas un mois sans que la presse locale ne parle de toi. Peux-tu nous rappeler pourquoi, pour ceux à qui cela aurait échappé ?
Stany : Depuis le mois d’avril qui a marqué le début des compétitions nationales et internationales d’aviron, et aux vues de mes bons résultats à chacune d’elles (Vice-Champion de France en individuel, Champion de France des Ligues et Champion d’Europe), la presse locale encore « affectée » par l’incident des Jeux Olympique, attendait avec impatience l’occasion de parler de ma revanche sportive. C’est chose faite.

VQ : Peux-tu nous rappeler l’incident ?
Stany : Lors de la dernière finale des J.O. l’embarcation anglaise a été victime d’un « problème matériel » au bout de 85 mètres de course, ce qui nous a obligé à stopper la course et reprendre le départ bien lancé. Beaucoup de personnes ont pensé à une tricherie, mais je préfère ne pas savoir ! 

VQ : Est-ce un mauvais souvenir oublié ?
Stany : Cette première participation aux Jeux Olympique restera pour moi un souvenir impérissable… Même si l’issue n’a pas été celle attendue !

VQ : Comment es-tu venu à l’aviron ? Et brièvement, quel a été ton parcours ?
Stany : J’ai découvert l’aviron l’été de mes quatorze ans dans un centre de loisirs. Depuis 2002 que je suis licencié au Sport Nautique de Bergerac et, à force d’entraînement, j’ai réussi à me hisser jusqu’aux plus hautes marches nationales et internationales avec plusieurs titres de Champion de France, Champion d’Europe et Vice-Champion du Monde.

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Stany Delayre et son co-équipier Jérémie Azou
(Photo Médias Aviron)

VQ : Je me souviens que tu as pris contact avec moi quelques jours avant de partir pour les Jeux Olympiques, alors que je m’étais absenté quelques jours. Sur le moment, ça m’a beaucoup frustré de ne pouvoir te rencontrer avant ton départ. Mais pourquoi donc as-tu fait cela ?
Stany : Je sais que les Jeux Olympiques ont un pouvoir de communication énorme. Etant très attaché à ma ville et à mon département et ayant pris connaissance de l’arrivée d’une boutique VINTA-QUATRE à Bergerac quelques mois plus tôt, j’ai voulu profiter de l’événement pour faire connaître cette marque locale et tisser un lien avec elle.

VQ : Il y a la ville, le département mais aussi la famille, manifestement ! J’ai l’impression que ta famille te soutient énormément dans tes efforts et ton parcours. Y a-t-il un fan club Stany Delayre ?
Stany : Pour moi, la famille et les amis sont un facteur important dans la réussite sportive ! J’ai besoin de leur soutien dans les bons comme dans les mauvais moments pour mon équilibre personnel. Bien évidemment ma famille et mes amis ainsi que les personnes proche du Sport Nautique de Bergerac me suivent de près. Pour l’existence d’un fan club, il faudrait demander ça à ma grande sœur (fan n°1, et de loin).

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Stany Delayre, un sportif appliqué

VQ : Moi qui te connais un peu maintenant, j’ai l’impression que tu gardes la tête sur les épaules et restes d’une grande humilité malgré ta réussite. C’est difficile ?
Stany : Non car je reste moi même. Je sais très bien qu’un jour ma carrière de sportif de haut niveau s’arrêtera. Je profite donc du moment présent sans me prendre la tête. Même si la reconnaissance qui m’est faite dans le monde de l’aviron me ravit, j’apprécie également l’anonymat lors de mes déplacements en civil.

VQ : Quels sont tes objectifs immédiats ?
Stany : L’objectif principal à court terme est le sacre mondial en Corée du Sud fin Août. Pour le moyen terme, se sera les Jeux Olympiques de RIO en 2016. 

VQ : Et t’arrêteras-tu de ramer un jour ? Comment vois-tu l’avenir ?
Stany : Après le haut niveau, je continuerai à ramer encore quelques années pour le club. Ensuite, je pense que l’envie de couper avec l’aviron ainsi que le sport en général se fera ressentir. Mais, je suis tout de même persuadé qu’un drogué de sport replonge quoi qu’il arrive. Seul les années obligeront à plus de repos.

Sur le plan professionnel, mon employeur a récemment changé. Mes missions au Sport Nautique de Bergerac restent les mêmes mais « j’appartiens » désormais au service des sports de la ville de Bergerac. Je vois donc mon avenir professionnel aux côtés des jeunes Bergeracois.


La Marseillaise aux championnats d’Europe de Séville pour le couple poids légers D
elayre – Azou.

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