Tibz: de la chambre d’ado aux scènes parisiennes

19 / 10 / 2015

Chanteur et musicien autodidacte, Thibault Gaudillat, alias Tibz, s’est fait fait remarquer en enregistrant des chansons dans sa chambre puis en les diffusant sur les réseaux sociaux. Pur produit du Périgord, ce jeune talent au timbre de voix rocailleux a su se créer son public grâce à un vrai talent, en toute simplicité.

VQ : Bonjour Tibz. Je ne sais par quel bout commencer pour te présenter. Qui es-tu donc ?
Tibz :
Bonjour, commençons par le commencement : Je m’appelle Thibault Gaudillat, 21 ans, originaire de notre belle Dordogne, et auteur/compositeur/interprète en préparation de mon 1er album qui sortira chez MyMajorCompany courant 2016 (pas de date précise pour le moment.)

VQ : Comment es-tu venu à la musique ? Raconte-nous la petite histoire du mythe en devenir?
Tibz :
La musique, en soi, est venue très tôt. J’ai apprécié très jeune les beaux disques que mon père écoutait. Des Velvet en passant par Dylan ou encore le mythique Harvest de Neil Young, j’ai pu développer mon oreille et mon amour pour la musique folk américaine et pour beaucoup d’autres genres dès que j’ai eu l’âge de « ressentir » les chansons. Mon père sentait une passion naître, il m’a donc légué une vieille guitare électrique pour mes 11 ans « pour me faire la main ». Plus tard, vint ma première guitare folk, mon premier harmonica et une passion grandissante.

 VQ : Voilà près de 4 ans que nous te suivons. Dans ce lapse de temps, tu as fêté tes 18 ans et eu ton bac. Et musicalement, qu’est-ce qui a changé ?
Tibz :
Quand je suis monté à Paris, mon but premier était de rencontrer et partager avec d’autres musiciens, trouver quelques dates, essayer de monter une formation solide puis y faire mon album, en parallèle. J’y ai fait beaucoup de belles rencontres musicales qui m’ont permis d’apprendre, d’observer les qualités mais aussi les défauts des autres. Beaucoup m’ont conseillé, m’ont permis de comprendre que la musique pouvait être un métier à condition de faire des sacrifices, d’être le plus opportuniste possible et le meilleur dans son domaine. Musicalement j’ai muri, en commençant par le bas de l’échelle. J’ai beaucoup joué sans gagner forcément d’argent mais juste parce qu’il fallait que je joue.  Aucun concert n’est inutile et je me suis fait ma propre expérience. J’ai appris à être totalement libéré sur scène, et mes dernières dates en sont l’exemple parfait. Je préfère prendre le temps de bien faire les choses, ça n’en sera que meilleur.

VQ : Je sais que tu as finalement migré pour le Pays Basque, après de brèves étapes parisiennes et bordelaises. Qu’as-tu trouvé de plus là-bas ?
Tibz :
En Novembre dernier, Olivier Quesada, residant au Pays Basque et m’accompagnant sur scène aux percussions m’appelle et me propose une date à Bayonne en co-plateau avec un certains Baptiste Daleman. Le concert était super, petit comité dans une petite salle qui s’appelle. Le Caveau Des Augustins (un des seuls endroits à Bayonne ou la musique est Reine.) Je me suis pris d’amitié avec Baptiste et je suis resté finalement pour faire une mini-tournée amateur sur la cote basque, la patronne du Caveau des Augustins m’ayant proposé aussi de jouer pour eux pour les fameuses fêtes de Bayonne. Cette région, son cadre, ses habitants, ont été un véritable coup de cœur pour moi. Je me suis fais beaucoup d’amis musiciens au Pays, qu’on appellerait maintenant une famille et je suis prêt à y vivre une bonne partie de ma vie.

VQ : Alors cet album ? Pourquoi tant de temps ?
Tibz :
Je ne pense pas que ce soit long. Comme je le disais plus haut, je ne me presse pas, prends mon temps, rencontre beaucoup de (bonnes) personnes, me crée un « réseau » et joue beaucoup. Ce laps de temps fait partie intégrante de la création de l’album; comme un avocat qui ferait ses études de droit : c’est long mais à la fin tout le monde est content. Aussi, mon réalisateur (Eric Starczan) avec qui je suis en parfaite harmonie tourne beaucoup (Renan Luce, La Grande Sophie, Marc Lavoine, etc.) ce qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour nous voir mais nous savons pertinemment, lui comme moi que lorsque le bébé va sortir, je ne penserai plus qu’à ça. Donc, je prends le temps, m’amuse, me fais les griffes et lorsque l’album sortira je peux vous dire que je serais prêt et à bloc comme jamais.

VQ : En quoi penses-tu qu’il se démarquera ?
Tibz :
Je pense que ce n’est pas si simple d’anticiper une sortie d’album cela dépend du label, du ressenti du public, de la chance aussi. Pour ma part, je pense apporter une touche nouvelle à la chanson française, cet album est un album pop folk avec des influences multiples, chaque chansons peut parler à quelqu’un, chaque instrument posé dessus n’est pas là par hasard. Nous avons essayé de travailler sur un album riche, qui ne peut pas tellement être associé a une case quelconque. Tout ce que je peux vous dire aujourd’hui c’est que je suis extrêmement fier du rendu et de toute l’équipe qui m’a accompagné au cours de cette aventure, je défendrai cet album corps et âme, et je peux vous promettre qu’il fera parler de lui.

VQ : Allons-nous y retrouver le Tibz que l’on connaît, harmonica aux lèvres avec ses influences folk ?
Tibz :
Jamais je ne me séparerai de mon harmonica et pour cause, c’est ce qui mène en partie le projet pour la scène. Mes influences sont multiples, il y aura toujours dans mes chansons ce coté chanson française/folk. Cela dit j’aimerais volontiers voir mes chansons remixés, ça pourrait être amusant.

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