P. comme photo, P. comme Pareau

26 / 05 / 2015

logo_1381267072Le logo est à l’image de celui qu’il désigne : pondéré, précis, posé et professionnel.  Laurent est un homme discret mais reconnu dans la cité pétrocore qu’il a choisie pour s’installer.  Vous le croiserez lors d’un salon, d’une expo, d’un mariage, ou d’une ballade, identifiable entre tous (même de dos !) grâce au harnais qui lui sangle le corps pour s’assurer que le déclencheur reste toujours à portée de main. P comme portrait d’un photographe, vinta-quatriste du mois, qui a réalisé les photos produits de notre veste phare de ce printemps 2015.

VQ : Tu es photographe professionnel et nous a gentiment proposé tes services pour la dernière venue des vestes Vinta-Quatre. Peux-tu nous dire quelques mots pour te présenter?
LP :
Je m’appelle Laurent Pareau, j’ai 42 ans et je suis photographe à Périgueux où j’ai un studio de Portrait. Je suis marié et j’ai trois adorables petits bouts. Il y a dix ans, j’ai choisi de changer totalement d’activité en faisant de ma passion mon métier, c’est ainsi qu’est née l’aventure Laurent Pareau Photographies. J’aime mes pirates, et le chocolat… J’aime pas devoir parler de moi dans une interview !

VQ : Comment es-tu venu à la photo ?
LP :
J’ai eu mon premier appareil vers 12ans, bébé2 copiec’était celui de mon père qui avait décidé d’en changer. C’était déjà un reflex, et les débuts ont été catastrophiques. Pour mes  premières photos, c’est notre chienne qui me servait de sujet, puis sont venues les photos de paysage et des tentatives ratées de portrait. Avec l’argentique, il s’écoulait pas mal de temps entre le premier déclenchement et le moment où tu découvrais tes 24 photos sur papier. Du coup tu oubliais ce que tu avais pris et comment tu avais fait. Difficile dans ces conditions de progresser. J’ai pris des livres à la bibliothèque je m’en suis fait acheter un ou deux par mes parents. C’est comme ça que j’ai appris les rudiments et les grands principes de la photo. Le résultat me convenait mieux. J’ai ensuite adhéré à des photos clubs et là  j’ai vraiment progressé.  Plus tard, lorsque j’ai souhaité ouvrir mon studio, j’ai fait une formation pour obtenir le Bac Pro Photo. Cela m’a permis de rencontrer des pros et de confronter mes idées et mes envies aux réalités techniques et économiques d’un studio de photographie.

VQ : Pourquoi avoir fait le choix d’ouvrir un studio en ville (80, rue Gambetta, Périgueux) ?
LP : Lorsque j’ai créé l’entreprise, je devais faire deux choix : centre ville ou zone commerciale, puis local avec vitrine ou appartement. Je voulais montrer mes photos parce que je suis convaincu que c’est une chose importante et très vite j’ai décidé de chercher une vitrine en ville, c’est plus intimiste et cela correspond plus à mon univers que la zone commerciale.masthead_image1_1432216583

VQ : Je crois savoir que ton travail a été primé. Comment en es-tu arrivé à te spécialiser dans le portrait ?
LP :  Dès le départ j’ai fait ce choix, d’abord parce que c’est ce que j’aime faire par dessus tout, ensuite parce que j’étais convaincu (et je le suis toujours) que développer un concept de studio-galerie spécialisé dans le portrait est un pari gagnant.  Comme tu le dis, mon travail a été primé, j’ai reçu le titre de European Photographer en 2014, c’est un titre décerné par la Fédération Européenne des Photographes Professionnels. Un peu plus tôt en 2013, j’avais reçu le titre de Portraitiste de France.

bébé1 copieVQ : Qui sont les clients du studio ? Que viennent-ils chercher chez toi ?
LP : Les clients du studio sont des gens comme toi et moi, ils sont en couple, ont des enfants pour beaucoup et viennent pour écrire une page de leur histoire. En fait, ça n’est pas exactement comme toi et moi, c’est madame qui a ce désir de garder une trace du présent de la famille pour le futur. Les filles ont un gène que nous n’avons pas Fabrice, celui de la mémoire familiale (et des dates d’anniversaire). Au final, ils sont surpris par la magie de ce moment passé devant le photographe en studio, ce qui pour eux devait être un calvaire est en fait un pur et intense moment de partage en famille, loin du quotidien et de ses tracasseries. Le moment de la découverte des images est magique, intense. Je songe à prendre un prix de gros chez Kleenex…

VQ : A part ceux réalisés pour Vinta-Quatre bien sûr, quels sont les clichés dont tu es le plus fier ?Laurent
LP : C’est difficile de te répondre, il y en a beaucoup. Il y a bien sûr ceux qui m’ont valu les titres dont on a parlé plus haut, parce que c’est la reconnaissance de mes pairs mais je vais faire le malin en citant une phase de Grand-Corps Malade : « le plus fort c’est quand quelqu’un du public te dit merci ». C’est exactement ça en fait, ce qui me rend fier, bien plus que mes portraits, ce sont les réactions de mes clients, comme cette femme venue un jour faire une séance pour se réapproprier son corps et son image qu’elle détestait.  Elle a pris sur elle pour poser, c’était dur pour elle, mais sa réaction a la vue de ses images quelques jours plus tard, ce Whaow, ces larmes c’était du bonheur à l’état pur. C’est ça ma dope en fait J

VQ : Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?
LP : D’en prendre pour 25ans de plus ?

Retrouvez Laurent Pareau sur son site web, ou son Facebook.

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