Il parcourt le Périgord à pieds

11 / 06 / 2014

Il n’a ni sponsor, ni partenaire, et la presse aura finalement très peu relayé l’événement.  D’ailleurs, Jérôme Poumeyrol, Bergeracois de 44 ans, qui a décidé de parcourir le Périgord à pieds pendant deux semaines, n’a pas cherché à communiquer sur son périple : « pour quoi faire ? ».

Cela faisait un moment que l’envie le taraudait de porter un autre regard sur les paysages de notre département, d’aller à la rencontre des gens. Et même si les 300 km du parcours doivent être bouclés dans sa période de congés annuels, marcher c’est prendre le temps de (re)découvrir. On s’installe ou on reste vivre en Dordogne par choix, sommes nous tombés d’accord en discutant. Le quotidien et l’habitude auraient tendance à nous faire oublier que nous vivons dans un cadre exceptionnel.

Des souvenirs de romans épiques plein la tête, et simplement muni d’un sac à dos de huit kilos et d’un caméscope dont il espère tirer un film documentaire, cet homme solide, ancien rugbyman tout de même gêné par une polyarthrite, a donc décidé de faire le plein de souvenirs. Le budget d’expédition est calculé mais, dans la mesure du possible, notre marcheur ne s’interdit pas des escales plaisantes. Ainsi, il partage ses nuits entre campings, chambres d’hôtes, maisons d’amis, et autres surprises. « L’un de mes meilleurs souvenirs [à mi-parcours] est le porte bonheur que m’aura offert une sœur de l’abbaye de Chourgnac. », ou encore « le gardien bruxellois du camping de Saint Pierre de Cole qui s’avère être un sculpteur sur bois fascinant ». De quoi le consoler de la perte de deux bâtons de marche en une semaine !

Le trajet, qui prévoit bien sûr la traversée des quatre périgords au départ de Bergerac, en passant par le Ribéracois, avant d’atteindre Montignac (où nous nous sommes rencontrés) pour ensuite descendre la vallée de l’Homme en canoë avant de reprendre la route jusqu’à Belvès, pour, au final, rejoindre son point de départ, prend une valeur toute symbolique lorsqu’il confie que sa traversée prendra fin quand il touchera de la main la bâtisse qui l’a vu naître.

En attendant, Jérôme devra encore se lever à la fraîche une semaine durant, et affronter le Périgord noir, « la partie la plus difficile du parcours » sous une météo orageuse et caniculaire avant de retrouver sa compagne venue encourager son Ulysse le temps d’une étape.

En attendant qu’il lui soit possible de faire le montage de ses films, vous pouvez retrouver les rush que Jérôme parvient à poster sur Youtube en vous abonnant à sa chaîne.

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